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Faire confiance à son agent immobilier !

Métier mal-aimé des Français, les professionnels de l’ immobilier sont cependant de plus en plus impliqués dans les transactions immobilières des particuliers. Et les mandats exclusifs connaissent une forte croissance. Explications.

Les Français semblent faire de plus en plus confiance à leur agent immobilier et les impliquent davantage dans leurs transactions immobilières. C’est ce qui ressort d’une étude* de l’institut Ifop pour le réseau OptimHome sur « les Français et le marché de l’immobilier : perception, usages et attentes ». Ainsi, 64% des ménages ont déclaré avoir eu recours à un professionnel de l’immobilier pour l’achat d’un bien au cours des trois dernières années, contre 58% en 2015. Ils sont 62% coté vendeurs. Et 88% des sondés qui ont été accompagnés par un professionnel de l’immobilier pour la vente de leur résidence principale ont été satisfaits de la prestation rendue (contre 83% en 2015).

La plupart des mandats choisis restent cependant les mandats simples (47%, contre 58% en 2015), ce qui montre une  volonté du vendeur de garder une certaine liberté face à l’agent immobilier . En effet, ce type de mandat, les autorise à confier leur bien à plusieurs agences ou à le vendre par leurs propres moyens. Mais le mandat exclusif se développe de plus en plus. Ainsi, 34% des Français ayant vendu leur résidence principale, au cours des trois dernières années, par l’intermédiaire d’un professionnel de l’immobilier ont opté pour un mandat exclusif (contre 21% en 2015), 19% pour un mandat semi-exclusif. « On va vers un accroissement des mandats exclusifs. C’est une tendance de fond. Qui dit mandat exclusif, dit la possibilité de géolocaliser le bien précisément sur une carte**, ce qui représente un outil de plus en plus demandé et utilisé par les clients » commente Olivier Colcombet, président du réseau immobilier Optimhome. En effet, lors de la consultation en ligne d’une annonce relative à un bien immobilier en vente, 53% des acheteurs potentiels sondés recherchent la localisation précise du bien immobilier sur une carte, contre 43% en 2015.

2016 propice à l’achat d’un bien immobilier

Parmi les autres enseignements de l’étude, ressort un  optimisme grandissant des Français (56%) pour l’année à venir, considérant que la période sera propice à l’achat d’un bien immobilier. Cet optimisme est nettement plus partagé par les acheteurs récents et potentiels (respectivement 69% et 79%) et par les vendeurs récents et potentiels (67% et 77%) Concernant la minorité d’individus pessimistes (44%), les mauvais indicateurs économiques constituent le principal frein à l’achat. La stagnation de revenus est ainsi évoquée par 72% des sondés suivi par le niveau toujours élevé du chômage (52%) et la politique du Gouvernement en place (44%).

Des préocupations environnementales de plus en plus mises en avant

Le sondage fait également ressortir combien les préoccupations environnementales tiennent une place de plus en plus importante lors d’un achat immobilier. Près des 3/4 des Français sondés prennent en compte la présence d’espaces verts dans le quartier. Et 56% se sont montrés sensibles au niveau de pollution de l’air en ville et 52% à la politique de la ville en matière de développement durable comme le tri des déchets

De même, lors de la consultation en ligne d’une annonce relative à un bien immobilier en vente,  le diagnostic de performance énergétique est la 5ème information la plus recherchée sur 10. Il figure après le prix, les photos, la localisation, les informations sur le quartier, mais avant la proximité avec les établissements scolaires, la vidéo de présentation, la simulation de financement, ou l’accessibilité des transports, selon le sondage. « Dans leurs recherches, les acheteurs potentiels sont de plus en plus attentifs à l’étiquette énergétique. Depuis 2 ans et demi, le DPE est devenu un indicateur dans les critères de recherche pratiquement au même titre que la présence d’un ascenseur ou l’exposition d’un logement. Ce qui n’était pas le cas auparavant » explique Yann Jehanno, directeur du réseau Laforêt. « La mentalité a évolué, les candidats à l’achat ne s’intéressent plus seulement à la mensualité de remboursement de leur crédit, mais au coût global que représente l’opération immobilière. Aujourd’hui les bonnes étiquettes énergétiques sont privilégiées, et les mauvaises excluent souvent les biens du marché » poursuit-il.

Budget des acquéreurs*

1) 14% : moins de 100.000 euros,
2) 21% : entre 100.000 euros et 150.000 euros,
3) 25% : entre 150.000 euros et 200.000 euros,
4) 20% : entre 200.000 euros et 250.000 euros,
5) 20% : plus de 250.000 euros
Moyens de financement  : Plus des 3/4 des acheteurs ont eu recours à un crédit pour financer leur résidence principale et 86% d’entre eux ont utilisé également un financement propre. L’étude révèle que 43% des résidents de la Région Parisienne n’y ont pas eu recours. La durée du crédit est supérieure ou égale à 16 ans pour 2/3 des contractants d’un crédit.

* L’enquête a été réalisée du 15 au 18 avril 2016 par l’institut Ifop auprès d’un échantillon de 1.522 personnes représentatif de la population française âgée de 25 à 65 ans.

** Géolocalisation non proposée dans les mandats simples car les acheteurs potentiels pourraient alors se rapprocher du vendeur et contourner l’agent immobilier.

 

Un commentaire

  1. Les agents immobiliers ne sont pas beaucoup aimés en effet. Et j’en fais partie. Ces intermédiaires ne sont pas toujours très serviables, pas tous, mais la gourmandise de certains finissent par salir la réputation de tous. Pourtant c’est un bon métier quand ils ne sont pas trop gourmands.

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